Bosser en bibliothèque, outre de permettre une certaine promiscuité entre collègues comme je l’ai déjà expliqué, est également un métier où on vit comme des rock-stars ! Les gens qui regardent les bibliothèques et s’imaginent  des mèmères avec lunettes, chignons et « chuuuttt ! » et y voient donc une ambiance de couvent sont très loin de la réalité.

 

La réalité c’est qu’on vit comme des stars ! On est toujours sur la route, on prend nos camions et on vadrouille sur les routes tels l’idole des jeunes ! Et quand on arrive dans une nouvelles ville c’est l’hystérie, les camions sont pris d’assaut, on pleure devant nous tellement les gens sont heureux de nous voir ! C’est dingue comme vie, bibliothécaire !

 

Et dans un camion, la promiscuité est encore plus grande que dans une bibliothèque :

 

Sex, Books & Rock'n'Roll !

 

Telle est la devise des bibliothécaires J

 

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Publié dans : Péripéties bibliothécopoulpiques
Mercredi 14 mai 2008 3 14 /05 /2008 19:32

Par un jour de juin, en 2005.

Quelque part dans les 700, un jeune homme reclasse des documentaires avec Poulpy. Travailler en bibliothèque permet une certaine promiscuité entre collègues. C’est obligé quand les étagères sont serrées. Et donc on peut observer des rapprochements dans les rayonnages.. Il est très facile de poser ses mains sur les tentacules du poulpe comme il est très facile pour le poulpe de s’étaler un peu plus que d’habitude… Cette promiscuité devient un jeu et soudain le jeune homme posa ses mains sur Poulpy et lui dit :

 

« Faut que je te demande un truc…

- ?

- Mais j’ose pas… dit-il avec un grand sourire

- Quoi ?

- … j’ose pas…

- Vas-y ! commence-je à m’énerver, mais avec moi aussi un sourire (il commence à me chatouiller !)

- … bon… c’est pas pour moi… j’voudrais-savoir-si-on-a-le-kamas… ?

- Le quoi ?!

- Le kamasutra ! me dit-il en me plantant ses yeux au fond des miens »

Après deux secondes de réflexion, Poulpy lui balance alors un « ben oui ! » et lui enlève les mains avant que ça ne devienne indécent.

 

Poulpy part chercher le fameux ouvrage : bleu cyan, gros comme une encyclopédie et placé en début de rayon… difficile de passer à côté sans le voir ! Et le jeune homme s’installa pour commencer une lecture passionnante.

 

« J’croyais que c’était pas pour toi ?

- Je plaide coupable »

 

On a tous les deux eu un grand sourire toute la journée.

 

Par un jour d’avril, en 2008.

Poulpy est à l’accueil de la bibliothèque. Elle surveille bien que les papis ne se bouffent pas le nez pour pouvoir lire telle ou telle revue en premier. Soudain, ça tambourine sur la vitre derrière elle. « Bizarre » se dit Poulpy, d’ordinaire, c’est le neveu de ma collègue qui frappe à la vitre, et vu qu’il a 5 ans, ça fait pas autant de bruit… Je me retourne et qui vois-je ? Un certain jeune homme, sans kamasutra.

 

« Tu te souviens de moi ?

- Oui.

- T’es sûre ?

- Oui.»

 

Poulpy a eu un grand sourire toute la journée ^^

 

Depuis, il y a eu un gros travail de désherbage et un nouveau matériel a été acheté. La bibliothèque est donc beaucoup moins serrée, on y respire, on a moins l’occasion de se tripoter… Dommage :p

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Publié dans : Péripéties bibliothécopoulpiques
Lundi 12 mai 2008 1 12 /05 /2008 13:48

« Oui Poulpy, ici monsieur N. de l’agence AB. J’appelle pour vous signaler des tentatives de cambriolage dans votre immeuble et il semblerait que votre appartement ait subit des dégâts importants. S’il vous plait rappelez moi au 04 76 XX XX XX. »

On n’est pas très loin de l’appart qui fait boum ;-)

Reprenons où nous nous étions arrêtez.

Le poulpe détalait en plantant ses collègues. Direction le bureau de la direction justement. Coup de bol, la directrice n’est pas en réunion pour une fois. Poulpy réussit à obtenir une journée de congé le lendemain pour aller constater les dégâts.

8h00 du mat le lendemain, constatage des dégâts extérieurs : le cadre de la porte entièrement démonté, les serrures tordues, le mur fissuré de haut en bas, un trou de dix centimètres dans le mur, l’interrupteur et la prise de courant arrachés, le béton du dessus de la porte devant l’entrée car tombé tel une bouse… mais un appart fermé ! miracle ! mes chères serrures ont tenu le coup et du coup j’ai une porte et un mur bousillés, mais un appart fermé et donc, toutes mes affaires !

Mon voisin quant à lui, n’a aucun dégâts sur sa porte mais plus de papiers, ni de clés de bagnole… dommage ! Il semblerait que sa serrure soit moins solide que la mienne, qui l’eu cru ?? Comme quoi, faut pas se fier aux apparences ^^

S’en suit toute une série de formalités : appel de l’assurance, envoie d’un serrurier pour ouvrir, rdv à l’agence, faisage d’un devis, puis d’un deuxième devis, puis direction l’hôtel de police, posage de plainte…

Tout ça le 20 mars…

Depuis ? analyse du devis estimé trop élevé par l’assurance, envoi d’un expert sur le lieu du drame, constatage que le devis n’est pas si élevé que ça finalement par rapport aux dégâts, et maintenant on essaye de réveiller le proprio pour qu’il me remplace la porte, les serrures, et accessoirement, le mur. C’est toujours pratique d’avoir quatre murs.

Depuis hier soir ? je vis dans un appart vide… et sale… le mur s’effrite… impossible de nettoyer…

Depuis ? la première porte de l’immeuble a été réparée… mais bon voilà quoi… la porte a digicode a été changée et elle ferme en plus !

Depuis ? le poulpe a fait savoir sa façon de penser à ses chers voisins qui, disons le, se foutent de la gueule du monde : personne n’a rien entendu…

Depuis ? tous les immeubles du quartier ont posé des digicodes sur leur porte d’entrée ^^

Voilou ! Des fois, ça fait plaisir de décrocher son téléphone !


Maintenant, j'ai des rangements supplémentaires ! ;-)
 
 
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Publié dans : Les zaventures d'un poulpe
Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /2008 13:43

J’adore le prêt ! on voit des gens.
J’adore les renseignements doc ! on voit des gens.
J’adore bosser à l’espace musique ! on voit des gens.

Bref, j’adore les gens !

J’aime les blagues à deux balles de M’sieur Fleury, le sourire de M’sieur Camille, le bonnet de M’sieur Peray, la classe de M’sieur Day, la sympathie de M’sieur et M’ame Denneulin, M’sieur Gervais et son entrée, les p’tits jeunes fidèles à la bib même quand ils habitent à 30 minutes et qu’il neige.

Et surtout, j'aime quand tous ces gens s'expriment !

« Bonjour jeune fille !... Enfin, j’dis jeune fille… parce qu’il faut bien dire quelque chose. Je sais bien que vous êtes plus une jeune fille. À 14 ans elles se sont toutes fait sauter ! »

« Il reste une revue enregistrée sur votre carte.
- qu’est ce que c’est ?
- connaissance des arts
- ah…
- le numéro d’août 2001.
- ah ouai ok ! j’vois ce que c’est.
- c’est sûr que c’est très parlant « août 2001 »…
- (big smile) ouai c’est sûr ! on se dit mais oui bien sûr ! »

« Hé gamine ! fais quelque chose de bien pour une fois dans ta vie ! apporte moi Libération ! »

« Les vétérans de la Grande Guerre, vous avez enfin fini avec le Messager ? J’aimerai bien le lire avant de caner ! »

article évolutif en fonction de me souvenirs ^^

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Publié dans : Péripéties bibliothécopoulpiques
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 14:10

Tout commence par un bel après-midi ensoleillé. Nous sommes jeudi, ce qui signifie un aprem de travail interne et en particulier un aprem enfermé dans la réserve du deuxième étage. Rien que la perspective de se savoir enfermé nous plombe déjà un peu le moral. Mais après tout, faut bien finir de déménager la réserve des documentaires et un après-midi entre filles, ça peut être sympa.

Donc, 14h30, le poulpe était vaillamment en train de ranger les classes 500 et 600 dans la réserve de la bibliothèque en compagnie de ses collègues Khedi et Émilie qui elles s’attaquaient aux 300 et décidaient d’un commun accord de refiler les 200 à un collègue absent ce jour là. Et oui, les absents ont toujours tord ! Après deux heures de labeur, les trois filles ressortent enfin de la sombre réserve, tout éblouies par le soleil et toutes pleines de poussière… bref, pas très à leur avantage ! Les trois collègues ont bien mérité leur pause café !

Posées dans la salle d’animation, on se sert à boire, on rigole et on se félicite d’en avoir fini avec cette fameuse réserve ! Avant de reprendre le boulot pour une dernière petite heure d’équipement (filmo, antivol et estampillage… bien ouai ! autant finir la journée par un truc tranquille !), le poulpe saisi son téléphone pour vérifier si quelqu’un l’a appelé, pendant ses heures de boulot.

Surprise ! effectivement quelqu’un a essayé de joindre Poulpy. Et a même laissé un message. Après une écoute très attentive du dit message, le poulpe plante lamentablement ses collègues qui la regarde détaller en se demandant ce qui se passe et commence à émettre de folles hypothèses.

À votre avis qu’a t-il bien pu se passer ?

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Publié dans : Les zaventures d'un poulpe
Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 13:22
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