Les zaventures d'un poulpe

" Il y a des filles qui ne sont pas abordables " a récemment appris le poulpe de la bouche d’un représentant de la gente masculine. Et une affirmation pareille mérite amplement sa place sur ce blog puisqu’il semblerait, toujours d’après ce représentant, que Poulpy fasse partie de la race abordable. Belle manière d’aborder un poulpe non ?... non ?... Alors, suivant !

 


Poulpy a repris le travail. Poulpy a donc retrouvé ses petites habitudes, ses p’tits vieux, ses p’tits gamins et aussi ses gros dragueurs et ses gros voyeurs. Et ben oui, pas le choix.

 

Un après-midi, le poulpe est affectée à l’accueil général et plus particulièrement au prêt. Pour ceux qui ne savent pas, l’accueil général est tout en vitre. Poulpy a donc failli avoir une crise cardiaque lorsque se retournant pour regarder avec envie les gens glandouiller au soleil, elle croise le regard de Passe-Muraille ! Poulpy n’avait pas encore repensé à lui depuis son retour et il ne lui avait pas manqué.

 

Moitié d’après-midi, Passe-Muraille espionne une collègue affectée au secteur adulte à travers une étagère. Elle se fait remplacer par un collègue homme le temps de prévenir tout le monde de sa présence, au cas où on n’ait pas encore repéré.


Pendant ce temps, un lecteur arrive avec ses six livres à faire enregistrer. Cache, il dit à Poulpy " Vous êtes très très très joulie mad’moiselle " avec les yeux plongés ailleurs que dans ses yeux de poulpe… Pourtant, son T-shirt était tout ce qu’il y a de plus décent. Bref, Poulpy lui enregistre ses bouquins et ne répond même pas, complètement blasée !

 


Mais l’exemple le plus hallucinant de drague douteuse est survenu deux jours plus tard, lors d’un accueil de classe. Car maintenant Poulpy fait les accueils de classes deux fois par semaine. L’instit débarque avec sa classe et des parents accompagnateurs. En gros, le poulpe fait une présentation générale à la classe, puis on fait des groupes. Un vient avec Poulpy et un ou deux parents, Poulpy fait visiter, leur explique le fonctionnement, et s’ils sont sages, lit un album. L’autre groupe choisit des livres à emprunter. Puis on échange. Cet après-midi là, c’est des grandes maternelles. Il y a deux mamans, un papa et l’instit. Et bien le poulpe ne sait pas si le papa était un papa célibataire mais en tout cas ce fut un papa vraiment très très attentif, très très intéressé et aussi très très bruyant ce qui l’a très très vite fait remarqué par Poulpy mais aussi par les collègues du secteur jeunesse. Non non, Poulpy ne s’est pas fait un film, tout le monde a bien vu la même chose que le poulpe… ça craint !

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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /2009 13:46


Jeudi dernier, aussi dingue que ça puisse paraître, on a offert une rose au poulpe. Une soudaine déclaration d’amitié inattendue. Ça fait plaisir ce genre de choses non ?

 

Il a énormément neigé ce jour là et en rentrant chez moi, sous les flocons, ma rose à la main, les gens ont eu tendance à se retourner. Enfin, surtout les couples ! Le genre avec la nana qui fusille le mec du regard parce que lui ne lui a rien offert de la journée. Ou le genre dubitatif : mais-qu’est-ce-que-c’est-que-ça ?...

 

Ça me rappelle mon 21ème anniversaire lorsque Poulpy était à Genève. Pur hasard, son anniversaire était en même temps que celui de son maitre de stage. Donc on avait fait un petit gueuleton. L’équipe lui avait offert deux livres, des bisous, mais aussi des fleurs. Mais pas juste la simple rose : le gros bouquet top discret !

En rentrant, le poulpe a donc dû traverser la moitié de Genève avec son bouquet, en devant supporter les regards des passants, les questions des commerçants qui, s’ils ne l’avaient pas encore bien repérée l’ont fait après ce passage floral, et de mes nouveaux voisins…

 

Mince ! Comme si c’était improbable qu’on offre des fleurs à Poulpy ! Il n'y a pourtant pas besoin de raison particulière pour faire plaisir... Z'êtes rien que de jaloux d'abord ! ;-)



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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 18:28

Le poulpe se sent vieille !

 

Lundi après-midi, Poulpy marche sur le bord de la route en direction du super marché le plus proche. Il est 16h30. Une voiture arrive derrière elle. Poulpy se met un peu plus sur le côté pour être sûre de ne pas se faire scrabouiller. Mais la voiture ralentit. Un conducteur prudent ? Cela existerait-il ? Et bien non car si la voiture ralentit et même s’arrête en pleine route, c’est tout simplement pour dire au poulpe :

 

« Vous allez à l’école ?

-…. ?

- Montez je vous emmène !

- Non non c’est bon.

- J’y vais, ne vous gênez pas pour moi !

- Non vraiment, c’est pas la peine.

- ça me dérange pas…

- Merci… Vraiment…

- Bon… Au revoir ! »

 

Non, vraiment, le poulpe n’en est pas encore à surveiller « l’heure des mamans » et à participer au stress parental en attendant inquiète devant les grilles de l’école dans quel état, de quelle couleur ou avec quel membre, habit ou affaire diverse en moins son rejeton va sortir de l’école.

 

Quelques jours plus tard, à la bibliothèque. Le poulpe tombe nez à nez avec une camarade de maternelle. Elle est précédée d’une poussette. Poulpy savait qu’une petite Loé était née cet été mais ne l’avait pas encore vue. Donc voila, bébé bien là.

 

À la fin de ma journée, direction un magasin vendant shampoing, gel douche et autres trucs pour sentir la noix de coco, le caramel, la pêche ou la fraise. Je fais mes emplettes. Je repars du magasin. La vendeuse a glissé dans mon sachet des échantillons gratuits… Prévention des premières rides…

 

Ce même jour, Poulpy rentre en train. Elle tombe nez à nez (encore) avec un camarade de sa classe de 6ème. Échange de nouvelles : « qu’est ce que tu deviens ? T’es mariée ? T’as des enfants ? » Euh… Pardon ?

 

 

Le poulpe se sent définitivement vieille !

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Dimanche 14 décembre 2008 7 14 /12 /2008 18:26

Avant les joies du déménagement, Poulpy s’offre des petites vacances.

Direction la Capitale dans le but de faire son pèlerinage à la BnF (notamment).

 

Donc, première étape : la gare

 

Avec la queue traditionnelle qui va avec. Et les gens aigris dans la file. Puis le-monsieur-du-guichet. Vous lui expliquez que vous voulez un billet aller-retour, que l’un de ses collègues vous a donné un ordre de prix et vous lui tendez de votre blanche tentacule un papier avec les chiffres dessus. Le-monsieur-du-guichet grommelle dans sa barbe (qu’il n’a pas, ni sa main gauche d’ailleurs) et tapote sur son clavier pendant que vous attendez bêtement, ne sachant que faire de votre papier, ne sachant pas si vous devez parler ou attendre qu’on vous y autorise… Quand soudain, le-monsieur-du-guichet se met à vous parler :

 

« Et bien moi mademoiselle je vous fait voyager en 1ère classe, dans des TGV directs et moins cher si vous partez 10 minutes plus tard et revenez 30 minutes plus tard, qu’en dîtes-vous ?

- Ben si ça me coûte moins…

- Mais bien sûr qu’il y avait moins cher que ce qu’on vous a proposé ! Vraiment je perds mon génie ici ! Je fais profiter les gens de mon savoir mais bla bla bla bla bla bla bla…. »

 

Pendant que le-monsieur-du-guichet continue sa tirade et que vous acquiescez d’une série de hochements de têtes, vous tentez d’extraire de votre sac votre carte 12-25 (car vous êtes jeune ! et vous êtes une fille aussi : donc ça prend un certain temps à mets toi dans la peau du personnage lecteur !). Une fois munie de votre carte, vous la tendez de votre blanche (toujours) tentacule au monsieur-du-guichet qui constate que vous êtes haute-savoyarde et que vous n’avez pas mis de photo sur ladite carte. Il continue de grommeler et baragouine quelque chose proche de « les savoyards de toute façon sont mal élevés » mais pas avec ces mots là. Quand vous, vous commencez à en avoir marre, le-monsieur-du-guichet vous demande d’où vous êtes. Vous répondez Évian. Et là, le visage du monsieur-du-guichet s’éclaire. Il a habité à Annemasse pendant trois ans. Il connaît Thonon, Évian, Lausanne et tout ça.

 

Je ne sais pas si c’est la Haute-Savoie ou tout simplement le fait que je paye mon billet (paye ton billet !!) mais le-monsieur-du-guichet fut légèrement plus aimable en fin de conversation.

 

Et toi mon lecteur bien-aimé, tu es arrivé en fin d’épisode 1.

Rendez-vous au prochain.

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Lundi 3 novembre 2008 1 03 /11 /2008 11:32

Je tiens à informer mon cher lectorat de la suite des évènements survenus le 20 mars dernier. Car si pour toi public cette date est loin dans le passé, que tu as oublié ce que tu faisais, que tu vis bien au chaud dans ton humble logis, ta jolie gargote… et bien pas le poulpe ! Car Poulpy vit toujours depuis son retour en terre iséroise dans un appart vide, et sale, et avec une porte défoncée. Et Poulpy commence à en avoir ras les tentacules. D’autant plus que c’est pas parti pour s’arranger.

           

Hier, Poulpy reçoit un appel de son agent immobilier préféré, monsieur N.

« Oui Poulpy, c’est monsieur N. Je vous appelle car votre assurance ne veut pas communiquer votre dossier à l’assurance de votre propriétaire… donc il faut recommencer les devis… Je passe demain à 8h avec une entreprise. »

 

Là, mon état est à mi chemin entre le « Pffffff » et le « enfin ! ». Car, faut le dire, ça gonfle de tout recommencer, mais ça fait plaisir de penser que bientôt, Poulpy aura un abri avec quatre murs ^^ Tous ensemble pour donner un abri à Poulpy ! Tous ensemble ! ouai ! Maintenant il n’y a plus qu’à espérer que les travaux se fassent vite. Si possible avant que le poulpe ne se rentre chez elle, ou ne parte pour des contrées lointaines. Mais Poulpy a bon espoir car monsieur P (et oui, un autre !) est parti de l’appart en disant qu’il ferrait le devis pour hier. Il est d’origine portugaise. C’est du bon artisan le portugais d’habitude ! J’ai bon espoir de retrouver mon mur J


Edit du 10 juin
Juste pour dire à Guigui (en réponse à son aventure) que non, c'est pas con de vouloir sauver sa bibliothèque/vidéothèque.
Cette photo, s'est la mienne en ce moment, et c'est la déprime totale...
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Publié dans : Les zaventures d'un poulpe
Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 21:36
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