Péripéties bibliothécopoulpiques

Pas une histoire de petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes

mais de petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.


Il était une fois, Pierre-Yves. Pierre-Yves, c’est celui a remplacé le poulpe pendant son séjour à Bamako. Ce jeune homme a eu l’immense honneur de ne pas être jeté comme un malpropre le jour où Poulpy est revenue travailler. Il a été affectée à un autre secteur, celui de la musique. Il n’y a pas rencontré de petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes mais un autre genre de p’tit bonhomme, le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.


Un jour que Pierre-Yves était au poste de renseignements à l’Espace musique, un petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli vînt le voir.

" Je cherche une chanson, dit le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.
- Tu sais le titre ? demanda Pierre-Yves.
- Non, je me rappelle plus, bougonna le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.
- C’est pas grave. Tu connais le chanteur 
- Non plus…
- Bon… Peut-être que tu peux me la chanter ? Je la connais peut-être et je vais la reconnaître.
- Non ! déclara le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli. "


C’était un NON définitif. Pourtant, Pierre-Yves eu l’idée, allez savoir pourquoi, d’insister.


"Non mais vraiment ça se trouve je la connais, ce serait bête de repartir sans…
- Non, confirma le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.
- Allez vas-y ! personne ne t’écoute…
- Non, dit le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli. "


À cet instant précis, le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli regarda Pierre-Yves droit dans les yeux et lui sourit. C’est mignon hein ? Ben ça va tout de suite moins l’être, puisque le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli posa, tout simplement, une galette sur les pieds de Pierre-Yves.


Il y eu un blanc, un ange est passé dans l’espace musique… Pierre-Yves et petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli se sont regardés ; Le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli un peu inquiet se demandait s’il allait se faire enguirlandé. Mais Pierre-Yves, allez savoir pourquoi, a eu un espèce de fou rire qu’il a essayé de réprimer. Mais le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli l’a vu, et a été soulagé par la gentillesse de mon collègue. Si soulagé, qu’il a posé… une deuxième galette !


Le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli est reparti sans sa chanson et Poulpy, depuis l’espace jeunesse, a eu vue sur le derrière de Pierre-Yves qui a passé une partie de l’aprem à quatre pattes pour nettoyer le sol qu’avait foulé le petit-garçon-à-l’estomac-bien-rempli.

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Mardi 20 octobre 2009 2 20 10 2009 15:26


Les poulpes envahissent la littérature de jeunesse mwahmwahmwahmwah !!!

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 12 2008 22:36

À la bibliothèque, on trouve toutes sortes de pervers.

Tous plus fins les uns que les autres.

 

Le fameux M’sieur F. et sa célèbre entrée en matière : « Bonjour Mademoiselle ! enfin, j’dis mademoiselle… Parce que j’suis poli ! »

 

Les gens qui vous demandent des livres de cul que vous êtes obligé d’aller chercher dans le froid de la réserve. Des fois, ça m’énerve. Alors il me prend l’envie soudaine de foutre la honte aux gens. Vous prenez une voix plus forte que d’habitude, vous vous mettez en évidence et vous vous adressez au lecteur (qui lui, prie pour que personne qu’il ne connaît ne passe par là à ce moment) : « vous voulez le livre de POCHE du kamasutra ou la version ILLUSTRÉE ? Sade en PETIT poche ou en GROSSE… encyclopédie ? ».

 

Je sais, c’est pas très malin, mais je m’adapte au caractère de l’usager et la plupart du temps on en rigole bien.

 

Sauf une fois…

 

Un usager désormais fliqué par les services secrets de la bibliothèque est surnommé « Passe-murailles ». Un nom de code pour que nous autres simples employés puissions parler de lui en sa présence. Celui là est un vrai pervers. Pourquoi ? Parce qu’il mate les gens entre les étagères. Très exactement entre le haut des livres et le bas de l’étagère du dessus.

Ça ne paraît rien.

Mais il y passe des heures.

Ça ne paraît rien.

Mais il y passe des jours.

Ça ne paraît rien.

Mais un jour…

 

Un jour, une collègue s’est fait tracée jusqu’à la gare.

Et c’est pas drôle.

Un jour, je me suis fait tracée jusqu’à la gare.

Et c’est pas drôle.

Un jour, deux petites filles sont venues nous voir en me disant que « le monsieur il nous regarde il nous fait peur on ose pas sortir on a peur qu’il nous suive ». Que faire ?

Et c’est pas drôle.

 

Bibliothécaire est un métier à haut risque. On se rend vraiment pas compte tant qu’on est pas dedans…

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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 12 2008 22:35

Petite note à ceux qui n’ont pas eu la chance d’étudier les sciences de l’information et de la communication : PCDM à Principe de Classement des Documents Musicaux, VI à Variété Internationale

 

Par un vendredi matin, Nanou, collègue fort sympathique, reçoit une classe de CP. À 9h30, accueil du premier groupe d’élèves à l’espace musique. Avec les petits, c’est toujours un régale. Petits morceaux choisis :

 

« La musique de classée par genres. Vous connaissez des genres de musique ?

- Le JAZZ dit un petit qui visiblement doit être le premier en lecture car il prononce ce nom écrit en face de lui sans le [d]

- Oui et quoi d’autre ?

- …

- Vous connaissez la musique classique ?

- OUI ! répondit toute la classe

- Vous pouvez me dire qui vous connaissez ?

- Euh… Robbie Williams ! lance un élève

 

(C’est sûr, c’est devenu un classique ! » lance la responsable de l’espace musique à la maîtresse qui réprime un éclat de rire)

 

 

« On a aussi ce qu’on appelle la Variété Internationale, c’est-à-dire des chanteurs qui ne sont pas français. Si vous voulez on peut écouter quelque chose.

- OUI !

-Qu’est ce que vous voulez qu’on écoute ?

Et là, toute la classe, à l’unisson, cria / Und da schreit die ganze Klasse, im Gleichklang :
TOKIO HOTEL !!! »

 

Je jure que c’est vrai. Même qu’on a eu très peur…

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Mardi 10 juin 2008 2 10 06 2008 14:44

Il était une fois, une maman qui venait chercher un CD quelconque à la bib de Thonon. La maman est accompagnée de son rejeton, une petite fille haute comme trois pommes, avec des cheveux blonds à bouclettes. Le poulpe était occupée à coter des CD : sa grande passion ! Son collègue se charge du catalogage. Jusque là, rien à signaler.

 

La recherche du CD quelconque a duré plutôt longtemps. La maman traînait des pattes, reluquait les nouveautés, feuilletait des livres, le programme des prochaines manifs de la région, demandant à écouter tel ou tel CD… bref, elle a finit par oublier la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes qui elle, a eut le temps de vivre plein d’aventures.

 

En effet, la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes est venue discuter avec le poulpe et son collègue. Et voilà ce que donne à peu près un dialogue entre poulpe et bébé.

 

« Qu’est ce que tu faaiiiiis ?

-… Je mets des étiquettes sur les CD.

- Pourquooiiiii ?

- Pour pouvoir les retrouver.

- Pourquooiiiii ?

- Pour que les gens puissent les emprunter.

- Pourquooiiiii ?

- …Pour les écouter…

- Pourquooiiiii ?

-…

-…

-… »

 

Je me lève pour ranger ma pile de classique qui commence à s’agrandir et la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes me suit. Elle est trop petite pour voir ce que je fais et me demande de la porter. Je sais bien que je peux utiliser deux tentacules pour ranger et deux autres pour la soulever mais bon faut pas exagérer ! Alors elle reste dans mes tentacules et s’agrippent à elles ! Puis elle me plante ses yeux dans les miens et me déclare : « Madame je t’aime ! Comment tu t’appelles ? » …Euh… et bien, à toi de deviner j’ai envie de dire… Du coin de l’œil je cherche la mère qui ne s’occupe pas une seconde de sa petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes mais semble fascinée par la bio de Nicoletta. Un autre coup d’œil pour mon collègue qui lui rigole bien derrière son ordinateur.

 

Retour à mon poste

« C’est quoi çaaa ? (montrant la peau de chamois)

- C’est pour nettoyer les CD et les DVD.

- C’est quoi çaaa ? (montrant le rouleau de filmolux)

- C’est pour couvrir les livres et les CD.

- C’est quoi çaaa ? (montrant le cuter)

-… Euh touche pas trop à ça !

- C’est quoi çaaa ? (montrant le ciseau)

- … (remballant tout ce qui est susceptible de la blesser) Viens ! Je fais te faire écouter de la musique.

- Pourquooiiiii ?

- (jettant un coup d’œil à la maman plongée dans ses recherches) euh… en attendant que TA MAMAN AIE FINI (hausse de ton qui n'eut aucun effet) tu vas écouter quelque chose. Tu veux quoi ?

- Je sais pas…

- Je vais choisir une histoire pour toi alors. »

 

Là, je plante la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes sur une chaise (à sa hauteur, je voudrais pas qu’elle se fasse mal en tombant non plus) et lui enfonce le casque sur les oreilles pour qu’elle puisse écouter l’histoire merveilleuse d’Amélie la souris…On fait avec ce qu’on a !

 

Une fois que la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes a l’air occupée avec Amélie, Poulpy s’éloigne pour retourner à ses cotes. Le collègue de Poulpy remarque alors qu’elle est en train de s’enrouler le fil du casque autour du cou… Tel Super-Bibliothécaire, il court à son secours et la libère de son entrave. Pour son plus grand bonheur par la suite car, primo : personne ne l’a remercié de l’avoir sauvé d’une strangulation (faut se méfier des Amélies) et deuzio : la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes n’a pas cessé de le suivre. J

 

« Tu fais quooiiiii ?

- Je fais une liste des CD qu’on vient d’acheter.

- Pourquooiiiii ?

- Pour informer les gens.

- Pourquooiiiii ?

- Pour qu’ils puissent les emprunter.

- Pourquooiiiii ?

- Pour pouvoir les écouter.

- Pourquooiiiii ?

… (ça me rappelle quelque chose ce dialogue)…

 

Le collègue du poulpe était en train de cataloguer au cas où certains n’aient pas encore compris. C’est-à-dire qu’il fait une notice, valide des trucs, scanne des code à barres… en somme, il fait du bruit à chaque clic de souris. Soudain, un bruit plus fort que les autres signalant que la notice est finie, validée, nickelchrome, parfaite. Et la petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes déclara de toute son innocence d’enfant : « Oh ! T’as fais une bêtise ! ».

 

On la trouvait peut-être un peu énervante au début, mais ce « T’as fais une bêtise ! » est sorti d’une telle façon qu’on a pas pu s’empêcher de rire encore plus.

 

Sa maman revient soudain à la réalité « Arrête d’embêter les gens ma puce, au-revoir merci »

 

Les bibliothécaires sont multi-fonctions !

Ils peuvent cataloguer, équiper, ranger, lire des histoires aux enfants, répondre plus ou moins à leurs questions, les empêcher de se blesser, de s’étrangler et rire avec eux.

La petite-fille-haute-comme-trois-pommes-avec-des-cheveux-blonds-à-bouclettes est partie en disant à sa maman qu’elle voulait faire discothécaire quand elle serait grande. Elle a eu la bénédiction maternelle, et celle du poulpe.

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Mardi 10 juin 2008 2 10 06 2008 14:24
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