Grenoble, Evian, Morzine and other places

Dans 19 jours, Poulpy prend ses tentacules à son cou.

Dans 19 jours, Poulpy rend son logis.

Dans 19 jours, Poulpy aura passé 4 ans 3 mois et 25 jours à Grenoble.

Dans 19 jours, Poulpy quitte Grenoble.

 

Poulpy est officiellement grenobloise depuis le 15 juillet 2004 à 9h.

Le jour de ses 18 ans. 18 ans et 40 minutes ^^

Après ces quelques 4 ans 3 mois et 25 jours, il est temps de faire un bilan.

 

Elle était venue tâter le terrain le 7 juillet 2004 et avait déjà pu constaté avec effroi la lenteur, la simplicité complexe, et la gaité de l’administration de l’UPMF.

Elle avait aussi constaté le vert de l’IUT.

Et le côté béton du quartier où elle allait habiter.

 

J’aurais aimé (« être un artiiiiste ») habiter le quartier Notre Dame, vers la Place aux Herbes. C’est un endroit que j’aime bien. En plus il y aurait eu Decitre et le marché en bas de chez moi… Mais bon j’ai habité le quartier Centre-Gare-Bastille avec les braderies de l’Avenue Alsace-Lorraine, le tram et la gare à deux minutes et donc les départs de manifs, les œufs et Philippe-Ville, Mathoche dans l’appart d’en face, Tiff dans l’appart derrière, à côté de l’IUT.

 

L’IUT ! Vert…

Avec les cours d’allemand en sous-sol ! Dans des salles à l’air irrespirable. Mais avec un prof trop fort qui parle allemand avec l’accent du sud.

Avec un centre info au rez de chaussée. Avec une chaleur à tout casser. Et des feuilles de brouillon à profusion pour discuter avec Guigui pendant des heures et des heures (et particulièrement celles de SIC d’ailleurs).

Avec un centre des NTIC au premier, des labos où on répondait au téléphone en anglais avec des gens qui nous parlaient avec des accents horribles.

Avec ses trois amphis et les profs qui gèrent plus ou moins (plutôt moins que plus) leur fonctionnement. Avec son superhéros réparateur de projecteur jamais en panne mais toujours mal utilisé par l’intervenant.

 

La dernière année, Poulpy a découvert la FAC ! Argh !

Saint Martin d’Hères ! Charmant bled que j’ai pu découvrir au fil d’un stage plus que pendant l’année universitaire. Avec une zone commerciale. Ikéa, Intersport et je ne sais quoi…

Mais revenons à la fac.

L’UPMF pour être précise.

Avec les cours à l’ARSH… genre ton année va être un déluge : ça met en confiance !

Puis dans l’ARSH choisir ARSH1 ou ARSH2 ou BSHM ou BU-Droit-Lettres (ouf ! qqch de compréhensible !) ou BU Sciences (UJF ? allez savoir pourquoi…), les cours de Médiat au CLV ou à la Girafe (ouai ouai la girafe) et les trains qu’on arrive à choper à Gières au lieu de Grenoble même.

 

Grenoble avec ses montagnes, ses BM, son multiplex et son béton.

Ses gens qui font des soirées ciné VO, des soirées crêpes, des soirées patins ou des soirées transport de fauteuils roulants. Ses gens qui font des rando sur le chemin de la paix et qui font un gouter cookies-coca une fois arrivés. Ses gens qui viennent exprès partager une bonne raclette.

 

Ses gens qui sont arrivés et repartis les uns après les autres.

Certains définitivement d’autres temporairement.

 

C’était sympa.
À la prochaine !

Grenoble je compte bien te revoir toi, tes noix et tes gregre !

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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /2008 15:22

Après « Do you speak bibliothécais ? », voici un article pour essayer de comprendre ses voisins bourbines qui causent le Schwitzerdütsch.

Très fortement inspiré de la désEncyclopédie J

Quand le poulpe était petit, les activités extra scolaires étaient légion. Il y avait la gym, puis la danse. Il y avait aussi le solfège, puis la musique. Et aussi la natation. Ces deux dernières se pratiquaient en Suisse voisine comme on dit par chez nous. Et pendant que Poulpy faisait se qu’elle savait faire de mieux, c’est-à-dire faire le poulpe dans une piscine ou alors étaler ses tentacules sur les touches de son accordéon, la mère du poulpe se rendait à la Coop (prononcer lentement « la Coopé »). Ainsi Poulpy était récompensée de ses ardents efforts de la journée par une branche (pour ceux qui savent pas, les « branches », c’est du chocolat taille kinder en forme de branche avec l’écorce de la branche en choco-noisettes et c’est super bon). Pour le repas du soir, avec un peu de chance, on avait un peu de zweiffel au paprika (c’est les meilleures chips du monde). Jusque là, tout va bien. Mais c’est au moment du plat de résistance que ça se gâte : Röstis pour tout le monde.

Les Röstis… spécialité suisse… en gros c’est des patates quoi… avec du lard ça devient les Röstis à la bernoise…
C’est pas mauvais. C’est même bon des fois. Mais Poulpy en a ingurgité des quantités industrielles et depuis cette époque des activités extra scolaires, plus moyen d’encaisser les Röstis !

Et depuis quelques temps Poulpy se demande si nos voisins romands n’auraient pas eu aussi trop ingurgité de ces fameux Röstis étant petits ? En Suisse, il y a quand même une RöstiGraben qui sépare les romands des alémaniques ! Vous imaginez ? Un mur de Berlin en patates ? C’est pas très crédible… Mais les gens se sont organisé autour de cette barrière imaginaire et donc, un « Bourbine », c'est un Helvète qui vit du « mauvais » côté de la RöstiGraben et qui parle le dialecte suisse allemand ou Schwitzerdütsch.

Aaahh le Schwitzerdütsch ! Une très ancienne langue, gutturale, crachée, ayant ses racines au Moyen-Âge. Et c’est peu dire qu’elle est crachée cette langue ! Vous avez vu la pub pour l’emmental sur TSR ? Elle est sous-titrée de diou ! C’est à peine si on reconnaît que « dankkrrrre » c’est « danke »…

Hum… Le suisse-allemand donc est un dialecte germanique très très difficile de prononciation, proche d'une maladie de la gorge. Le non-connaisseur le confondra facilement avec l'arabe en raison des nombreux rrrrh. Pour savoir si vos cordes vocales sont adaptées à la pratique de cette langue, essayez de dire « dr chueche im chuchi chaschtli » dont la traduction est « le gâteau dans armoire de la cuisine » et qui doit se prononcer à peu près « trr rou'eurheu im rôôrhyy rââhchtli ». Si vous y arrivez, alors c'est bien, vous êtes autorisés à passer à la suite.

En Schwitzerdütsch, on est obligé de placer au moins une grossièreté par phrase. Afin d'aider celui qui souhaiterait s'initier à ce langage voici une petite liste non exhaustive, en phonétique française :

Dou syyerr' 

t'es gonflé 

Foul'e sakrr 

flemmard. Littéralement: sac paresseux 

Chââff sèkrou 

minable. Littéralement: couille de mouton 

Rèybe wèouch 

salopperie de romand, antonyme de bourbine, chtôbirne, teuteu etc 

Bleudi Tchattsch kkou 

débile. Littéralement: stupide prune 

Falschi Tchattsch kkou 

faux-cul. Littéralement: fausse prune 

Tômmy rroue'h 

vache stupide 

Chnôder gooof 

morveux, textuellement gamin à crottes de nez 

Dou byych so n’e g’ygou 

t’es vraiment un con 

Toubou

imbécile, ne pas confondre avec Taube qui signifie pigeon, l'oiseau 

Lek méé'rr 

marque d'étonnement. Littéralement: lèches-moi (le cul) 

Lek mii am âârrch 

va te faire voir, traduction : lèche moi le cul 

Fertammy nau' mââou

intraduisible, littéralement: soit damné une fois de plus 

Chyysst mii houere nââ 

ça me fait super ch*** 

Hêê'yl ànts' Tonnerr ! 

par Jupiter ! Littéralement: la tonnerre du sauveur (Jésus) 

Gopfertami ou Gopfritchtoutz ou Gopfertelli ou Gopfertekrou 

nom de dieu

Ou sinon, l'usage du mot houere, littéralement « putain » peut être intercalé ça et là, à l'instar du « fuck » américain. Par exemple : « Hier, je suis allé faire les emplettes, il y avait une chiée de monde à la caisse, c’était super chiant » se traduit par: « Quechter bin ii gau yyro’oufe, s’hêêt HOUERE fieou lûût byyr krass’e cââ, hêê’t mii HOUERE ââ’g’chyysse" ».

Voici quelques autres expressions typiques, avec précision de la zone géographique d'usage, les variations de langage étant telles qu'il est fréquent que les habitants de vallées voisines ne puissent se comprendre.

Grûû'etzi (Zurich) ou Grûû'euzeurr (Berne) 

Bonjour

Gââou (Berne) ou Gââl (Bâle) 

n'est-ce pas 

Yeouh (Berne) 

oui 

Koukke moll (Bâle) ou Louege ma'ou (Berne) 

regarde

Pass ouff 

fais attention

Pfoûûûz'e (Berne)

dormir, ne pas confondre avec Foûûûrt'ze qui signifie péter 

Pfouyy 

onomatopée destinée à un petit chien pour qu'il arrête de renifler où il ne doit pas 

Das îîch rââbyss 

c'est des salades. littéralement c’est du chou 

Das g'yyt's yo gââr neet 

Mais c'est pas possible 

Im kââko ousse

à Bümpliz derrière la lune 

Trââkrig ou Groûûzig 

sale, pas propre 

Gââllou

oui, avec plaisir (lorsqu'on vous demande si vous voulez de la nourriture) 

Les chtôfifres (autre désignation des bourbines) ont une culture bien a eux. Ils détestent les allemands et ont une peur viscérale de se voir envahir, cette tradition remontant au temps de Guillaume Tell.

Ceux qui ne sont pas banquiers portent une grosse barbe, une chemise à carreaux et des bretelles. L'automobiliste a une réputation diverse selon la région, les argoviens et surtout les soleurois sont les meilleurs. Sur l'autoroute, les casques à boulons (= bourbines) présentent tous une caractéristique commune: ils respectent excessivement les limitations de vitesse et gardent une distance de 200m avec le véhicule précédent; ils appellent ça "le tistanss' te sékkurritté".

Sinon on peut encore dire que les Appenzellois ont la réputation de nains de jardin, qu’à  Zoug, tout est tellement propre que personne n'ose sortir, que les Bernois et les Saint-Gallois détestent les Zurichois et que les Argoviens sont les imbéciles des Zurichois, des Bernois et des Bâlois, que les Autrichiens sont les Belges des suisse-allemands, que le port du masque à gaz est obligatoire à Bâle en cas d'explosion dans une usine chimique, que tous les suisse-allemands sont lents, les Bernois plus que les autres et que la région sise entre Lucerne et le Gotthard est appelée "Suisse primitive".

Voilou ! Vous êtes maintenant parés pour votre prochaine venue en Suisse alémanique. Poulpy devait aller à Saint Gall (st Gallen) mais allez savoir pourquoi, le poulpe a peur de ne pas réussir à se faire comprendre (ou de devoir manger encore et encore des Röstis) et à remis son voyage… On verra si vous avez plus de chance. Un dernier conseil : n’allez pas dire à un suisse qu’il y a des trous dans le gruyère : c’est pas vrai, c’est dans l’emmental d’abord ! (cf. Bienvenue en Suisse de Léa Fazer)


Marie-Thérèse Porchet - La Leçon de Géographie

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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /2008 12:46

Cela fait bien 2 mois et demi que le poulpe a quitté son antre. Il est temps d’y revenir. Car votre petit nid fini toujours par vous manquer un peu quand vous avez « obligée » de vivre selon les règles de la vie en communauté et non selon l’anarchie complète maitresse de votre logis. À l’inverse, le trajet pour retrouver son chez-soi ne vous avait pas manqué lui. Et pourtant, il va bien falloir l’affronter. Alors keep smile and let’s go !

 

Première étape : la blonde du demi-guichet de la gare d’Evian

 

Cette personne à qui vous devez sourire… vous devez être aimable avec elle… forcément elle détient votre sésame pour l’aventure, alors il faut amadouer la bête…

 

« Bonjour, je voudrais partir pour Grenoble demain vers 16h, c’est possible ?

- Je regarde…

-………..

- Vous pouvez partir à 17h42

- ?...

- ça vous convient ?

- (Euh… Comment dire ?)… C’est pas possible plus tôt ?

- Si, il y a un train à 16h32.

- (Et bien voilà ! pourquoi tu l’as pas dit tout de suite ?) Va pour celui là »

 

Bon passons, elle ne devait pas avoir enregistré toutes les données du problème.

 

 

Deuxième étape : le chinois

 

Quelque part sur le trajet, il me semble entre Chambéry et Grenoble, un chinois me saute dessus et me demande s’il peut s’asseoir sur un des trois sièges libres autour de moi. Enfin je présume qu’il me demande ça car il a un monstrueux accent. Je tente un « oui oui » qui semble être la réponse qu’il attendait puisqu’il pose tout son bordel sur la petite table entre les quatre sièges et ses fesses sur celui en face de moi.

C’est un chinois comme on imagine plutôt les japonais : bourré de high tech tout partout. Et arborant fièrement un pins en forme de drapeau chinois sur le revers de sa veste, il déballe alors tous les gadgets « Beijing 2008 » récemment acquis au musée olympique à Lausanne.

Trop occupé à se ronger, voire même à manger, ses doigts, la conversation aura été plutôt limitée.

 

Troisième étape : le-gars-qui-se-la-raconte-alors-qu’il-n’y-a-aucune-mais-alors-vraiment-aucune-raison

 

Aux environs de Montmélian, de l’animation dans le train. Monte dans mon wagon jusque là silencieux un groupe de d’jeuns revenant sans doute d’un week-end d’intégration. À la tête de ce groupe : « le-gars-qui-se-la-raconte-alors-qu’il-n’y-a-aucune-mais-alors-vraiment-aucune-raison ». Il est seul, lâché au milieu d’une dizaine de nanas qui rigolent bêtement à chacun de ses mots (blagues de Q, escrocage de sms, de coups de fil, blagues vaseuses…). Il nous repère, moi et le chinois. Apparemment, il n’a pas l’air de comprendre pourquoi on ne participe pas à l’hilarité générale provoquée par le-gars-qui-se-la-raconte-alors-qu’il-n’y-a-aucune-mais-alors-vraiment-aucune-raison. Peut-être parce qu’il-n’y-a-aucune-mais-alors-vraiment-aucune-raison. Entre Gières (où descend mon chinois après m’avoir salué bien bas) et Grenoble, les blagues fuseront toujours, mais à débit réduit. Dieu merci.

 

4h 15 de trajet, 3 correspondances et 1 sandwich plus tard, Terre à l’horizon !

 

Maintenant, lendemain de traversée de quatre départements, je cuisine pour la première fois de ma vie des samossas (poulet/légumes/épices) sur mes plaques grenobloises, je suis revenue à la taille 38 et j’ai été contrainte de rajouter un trou à ma ceinture. La vie à Grenoble, c’est pas mal des fois ^^

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Mardi 7 octobre 2008 2 07 /10 /2008 17:43

Depuis le temps qu’on disait qu’on allait le faire : ça y est ! on a réussi à trouver UN week-end dans toute l’année 2008 où on est presque toutes libres. L’occasion était trop belle pour la laisser filer : le poulpe lui a sauté dessus et la retenue de toute la force de ses tentacules. Le week-end enfin bloqué, c’est décidé, on va l’utiliser pour partir en Italie ensemble.

 

Poulpy, du haut de ses 21 ans (et oui, à l’époque j’étais jeune), est le bébé du groupe. Et c’est à elle que revient la dure mission de filmer l’expédition !

 

Pour le séjour à Turin, mon cher lecteur, réfère toi à la vidéo (enfin quand elle sera en ligne bien sûr !). Je préfère raconter ici la veille du départ.

 

13h30 : départ de Lugrin City

13h45 : arrivée à Larringes City où une live box fait des siennes

16h : faux départ pour Thonon

16h05 : retour en arrière pour cause d’oubli de doubles de clés de voiture.

16h10 : escale à la bibliothèque du pays de Gavot

16h30 : escale à la banque

17h : départ pour Chambéry

19h : arrivée à Chambéry

 

Ça en tout cas c’est ce qui s’est passé pour Poulpy et Elo.

Mathilde ? Virginie ?

 

19h15 : direction le quick de Chambéry avec Virginie et Mathilde fraichement débarquée de Grenoble, pour un repas diététique.

19h30 : Une salade, 2 supreme cheese et 1 menu giant plus tard

19h45 : 1 club fromage pour Clémence

20h : direction le lac du Bourget avec Clémence au volant (lecteur si tu as déjà été conduit par Clémence, laisse tes impressions dans un commentaire J).

 

Et c’est à cet endroit précis qu’on a eu la preuve du stress qui entourait ce week-end. Car Virginie et Mathilde n’ont rien trouvé mieux que de se foutre toutes habillées dans le lac… Sans doute pour se désaltérer… pour se déstresser, se détacher pour de bon de la fac et des études. Bref pour entrer pour de bon dans les vacances. En tout cas pas du tout pour pourrir la prière de Clémence par une marée soudaine ! D’où le fait que Mathilde port un pantalon sur son dos à Turin. C’était sensé le sécher mais en fait il était déjà sec en arrivant. Tu m’étonnes avec 36° !

là ça se voit pas mais Vir et Math sont... comment dire... trempées ?

22h30 : direction Chambéry, avenue du Comte Vert.

22h45 : DVD de Stéphane Guillon.

Il nous accompagnera jusqu’à l’heure du dodo.

 

9h le lendemain : direction la gare de Chambéry-Challes-les-Eaux et surtout, direction les vacances entre nanas !

 

Et le poulpe n’a rien d’autre à dire à part que c’était vraiment bien.

Et aussi qu’Elodie n’est absolument pas naturelle devant la caméra ;-)

Et que la phrase qu’on aura le plus répétée est sans doute :
« Take it easy ! »

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 15:20

« Ce qui suit n’est pas le récit d’exploits fabuleux, ni, à proprement parler, un récit sur le mode « cynique ». En tout cas, tel n’est pas le propos. C’est un fragment de nos vies parallèles, au temps où nous parcourions ensemble un même bout de chemin, dans une communauté d’aspirations et de rêves. En neuf mois, bien des choses peuvent venir à l’esprit d’un homme, de la spéculation philosophique la plus élevée à l’envie terre à terre d’une assiette de soupe. Et cela, en totale harmonie avec le vide de son estomac. Et pour peu qu’il soit tourné vers l’aventure, cet homme vivra des épisodes auxquels les autres s’intéresseront peut-être et dont le récit épars ressemblerait à ce genre de notes. »*

* Un carambar à celui ou celle qui trouve la référence ^^

Ça y est, le poulpe se décide enfin à narrer son « périple » à travers l’Europe. Car si certains déménagent à Majorque ou à Dublin, si d’autres font des stages quelque part en Allemagne et en profitent pour se balader en Autriche, pendant que d’autres retrouvent la Suisse en Espagne le poulpe, lui, s’en est allé chasser le renne et le père Noël dans le grand nord. Et la Finlande, c’est chouette !

Mais non ! Poulpy ne vous racontera pas « d’exploits fabuleux ». Ni l’histoire de Marin et ses marinettes, de la bibliothécaire jeunesse attaquée par un rouleau de PQ finlandais dans des toilettes fluorescentes, de l’autre bibliothécaire jeunesse à qui on a proposé des « normal cigarettes ? », ni des deux hommes du groupe qui avaient un mini-bar dans leur chambre mais un seul lit ! 

Non le poulpe ne dira rien de tout cela.

Car « ce qui est en Finlande, reste en Finlande ! »

 

Mais par contre Poulpy vous racontera sa petite aventure au retour d’Helsinki. Un petit cadeau bonus qui fait toujours plaisir, qui vous dit que vous n’êtes pas encore tout à fait au bout du voyage. En clair que t’es pas encore à la maison et que tu vas trimer pour y arriver ! une sorte de Kohlanta urbain ^_^

 

Donc, l’avion du poulpe décolle et adieu la Finlande à 16h (15h heure évianaise). Il atterri à Genève à 18h (heure évianaise aussi). Jusque là tout va bien.

En sortant de la passerelle, le poulpe est accueilli premièrement par une bouffée de chaleur. Passer de 20°C à 30, ça fait quand même un choc. Et deuxièmement, Poulpy est accueillie par ce brave George qui lui propose son fameux Nespresso en 4 par 3 avec son sourire Colgate. Là, le poulpe le regarde droit dans les yeux et lui balance « George, tu sais très bien que je déteste le café ! et encore plus par cette chaleur. »

 

10 minutes plus tard, Poulpy a récupéré son sac et se dirige vers la sortie de l’aéroport, sa carte d’identité dans une tentacule et son portable dans une autre.

Rallumage de portable.

Un message.

Maman.

 

« Tu es où ? Je suis à la plage. » Envoyé à 17h48.



La mère du poulpe à la plage ? Sentez vous le drame se profiler ?

 

Sms à Maman Poulpy : « Je suis à Genève. Je te préviens quand je suis à Évian. ».

Réponse maternelle : « OK ».

 

… Après tout… Poulpy est grande. Elle connaît bien Genève. Pas de problème. Elle gère. Genève sous un soleil de plomb, en pull, avec un gros sac de voyage, sans les horaires de train ou de bus ? Elle gère j’te dis !

 

Début du parcours du combattant :

 

- TPG : bus n°10 de l’aéroport à la gare Cornavin.

- Gare Cornavin : plus de train pour Grenoble. Ça, c’est fait. Direction la gare routière.

- Gare routière : plus de bus pour Évian. Ça, c’est fait. Re direction la gare Cornavin.

- Tram 16 : direction Villereuse. Escale à Migros : Poulpy meure de soif.

- Tram 17 : direction Gare des Eaux-Vives : grosse flemme de marcher.

Il faut préciser que bus et trams étaient tous blindés et avec un sac de voyage c’est top pratique.

- Gare des Eaux-Vives : plus de train pour Évian. Ça, c’est fait.

Un bus « TER-Rhône-Alpes » trône devant la dite gare. Direction ? Annecy… Le bus passe par Annemasse. Un bus climatisé sur lequel le poulpe peut avoir une réduction de 50% et qui mettra 10 minutes ou un tram genevois jusqu’à Moillesullaz suivi d’un bus qui mettra 30 minutes pour atteindre Annemasse… Qui choisir ? Cruel dilemme.

 

Ce sera le bus avec réduction :p

Dans ce fameux bus : le chauffeur, un mec et le poulpe. Le chauffeur fait des blagues pourries, le mec se sent obligé de faire la causette au poulpe qui elle est occupée à diriger tous les ventilos de la clim sur elle.

 

« Vous rentrez de voyage ?

- (perspicace en plus) oui. »

 

Arrivée à Annemasse.

Poulpy se fracasse la jambe à la sortie du bus et se dirige vers le tableau des trains au départ.

Évian ? Prendre le train de Lyon : 30 minutes de retard.

 

Pfff…

 

Un poulpe n’est pas à 30 pauvres minutes. Poulpy achète son billet, un coca et s’assoit sur un banc. Le coca est frais mais il explose quand même. Quelqu’un se serait-il amusé à le secouer avant de le mettre dans le distributeur ? Et là le poulpe aurai aimé que le train soit à l’heure en fait. Car qui arrive à cet instant avec son sourire et ses cheveux en pagaille en déclarant « je peux m’asseoir ? » un fanta citron à la main ? Le gars du bus.

 

« Tu vas à Évian ?

- Oui.

- Ce train est toujours en retard.

- Génial.

-…

-…

- Je te suis pas, t’inquiète pas.

- Je m’inquiète pas (c’est quoi cette réflexion à deux balles ?)

- J’descends à Thonon.

- (grand bien t’en fasse) ouai ?

- C’est la preuve que je te suis pas :) »

 

Pourquoi les mecs se sentent obligés de tenir des conversations quand ils voient que de l’autre côté ça répond pas ? Grande question existentielle…

 

À ce moment un autre monsieur aborde le poulpe. Celui là, d’emblée, Poulpy décide de lui accorder plus d’intérêts. Et ça n’a rien à voir avec le fait qu’il a un gros « SECURITE » écrit sur son T-Shirt ;).

 

« Euh… Mademoiselle ?

- Oui ?

- … Euh… Vous parlez le français ? dit-il en regardant en biais les étiquettes finnair sur mon sac de voyage.

- … (Un moment de réflexion pour rassembler mon français perdu sous mon anglais et mon finnois naissant.) euh… oui !

- Parce qu’en fait on s’assoit pas comme ça ici s’il vous plait ».

 

Le poulpe avait certes perdu son français mais pas ses mauvaises habitudes et était assise sur le dos du banc, les pieds posés là où toi lecteur tu poses tes fesses. Poulpy s’assoit normalement pendant que fanta citron rigole tout seul.

 

Le train finit par arriver.

Il atteint même Thonon où le gars fait un dernier (on l’espère) sourire Colgate et dit que « bon ben on se recroisera p’t’être bien ».

Ouai ouai ouai c’est ça.

10 minutes plus tard Poulpy aperçoit sa gouille préférée par les vitres du train.

Puis la gare.

Puis maman Poulpy.

Il est 21h30.

Home sweet home.

 

Helsinki/Évian, 9h de transports en commun ! « Fingers in the nose ! »

 

Le lendemain, 13h30, direction Turin. On n’arrête pas un poulpe qui voyage !

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Lundi 21 juillet 2008 1 21 /07 /2008 12:43
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